Pauline Pons

Pauline Pons

 

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De formation littéraire complétée par un DEA en histoire de l’art, de cours du soir à l’Ecole du Louvre et d’une expérience de quatre ans au Service Culturel du Musée du Louvre, Pauline Pons a trouvé sa vocation en préparant une exposition sur Eugène Delacroix au Grand Palais : réduire les frontières entre le monde des spécialistes de l’art et le grand public. Depuis, elle s’est engagée à aller à la rencontre de publics estudiantins non spécialisés en art, puis de managers et de chefs d’entreprises. Cette aventure est désormais devenue son quotidien : exerçant aujourd’hui en tant qu’experte en “art et innovation” à l’APM et à Germe, elle accompagne et conseille aussi des chefs d’entreprises qui aiment quitter “leur zone de confort”. Pauline Pons enseigne par ailleurs l’histoire de l’art dans différentes écoles d’arts appliqués (Greta de l’Ecole Boulle, Autograf…) mais aussi à l’ESCP Europe et l’ENA. Elle écrit des livres d’art pour la jeunesse dont « Comment distinguer un chef-d’œuvre d’une croûte? » publié en 2013 aux Editions Palette.

L’innovation dans l’art : entre tradition et modernité

Qu’est-ce que la Re-naissance ? Que s’est-il passé au début du XVe siècle en Italie, pour que l’ambition de tous les artistes consiste à innover en s’appuyant sur l’étude du plus ancien, à savoir l’Antiquité ?

En faisant un voyage artistique qui nous conduira de Botticelli à Picasso, nous observerons ensemble ce lien qui existe entre « le retour à l’origine » et « l’innovation. »

Comment fait-on du nouveau avec de l’ancien ? Comment l’artiste se nourrit-il de la tradition et s’en libère-t-il nécessairement pour innover?

C’est à cette fidélité et liberté à l’égard de la tradition que nous nous attacherons pour observer les ressorts de l’innovation artistique.

 

Comment distinguer un chef d’œuvre d’une croûte ?

Regarder une œuvre d’art  requiert autant notre sensibilité que notre réflexion. Quand on se promène seul au musée, notre jugement esthétique n’engage que nous. Qu’advient-il lorsque nous mettons en commun ce que chacun a vu?  Appréhender une œuvre d’art ensemble peut conduire à partager des points de vue très distincts.

L’expérience qui va être conduite, à priori loin du monde de l’entreprise, permettra de mettre en œuvre, tout ce qui fait la réussite d’une collaboration éclairée et féconde.

 

Transgresser pour innover ?

A l’heure où la création contemporaine se soumet plus que jamais à l’impératif de la singularité et de l’anomie – ou absence de règles – ne peut-on tirer un enseignement de la pratique artistique comme moyen de s’affranchir de la répétition stérile ?

Entre fascination et rejet, la transgression « barbare » semble à l’origine de toutes les révolutions.

Dans quelles mesures et sous quelles conditions la désobéissance à la règle, en nous sortant de l’immobilisme, peut être un levier pour la création et l’innovation?

Quelques exemples artistiques empruntés au XXe et XXIe siècle nous permettront de nous interroger sur différents aspects de la transgression.

 

La « maîtrise » comme condition du « pouvoir » : le cas Van Gogh

A partir de la lecture d’un texte intitulé Lettre de Lord Chandos et autres essais de l’écrivain Hugo Von Hofmannsthal, nous découvrirons la force libératrice de la peinture de Van Gogh.

Celui que nous connaissons sous le vocable de « peintre maudit » nous a laissé une œuvre qui, des premiers dessins aux peintures d’Auvers sur Oise, réveille en nous ce qui sommeille.

Face à la lutte qui se livre sur la toile, nous sommes amenés à nous interroger sur notre propre manière de vivre, de penser et d’habiter le monde.

Entre soumission au chaos et recherche d’harmonie, couleurs incendiaires et maîtrise du dessin, entendons l’appel que nous adresse Vincent.

Et qui sait si ce langage mystérieux de la peinture ne nous dotera d’une vertu mystérieuse qui nous rendra maîtres de nos vies, maîtres de nos forces, de notre jugement.

 

Accepter la métamorphose avec Picasso !

L’appropriation de l’étrange, de l’inconnu, voilà ce à quoi nous invite la peinture de Picasso. L’art est métamorphose. Non seulement Picasso refait le monde à chaque fois qu’il accomplit une œuvre, en assumant son rôle de démiurge, mais il entraîne le spectateur à pénétrer avec lui là où la vie quotidienne, ses impératifs, sa répétition, ne l’amène pas.

Accueillir les métamorphoses de Picasso, c’est accueillir en nous la possibilité de sortir de nos repères, pour accepter l’improbable, l’impossible.

Ce qu’on appelle en entreprise : l’accompagnement au changement.

 

L’art abstrait ou comment voir autrement

A la veille de la première guerre mondiale, quatre artistes pionniers abandonnent simultanément, et sans se connaître, la représentation du monde sensible pour s’engager sur la voie de l’abstraction.

Ils s’appellent : Frantisek Kupka, Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch et Piet Mondrian.

Comme le formulera Paul Klee, ils s’attacheront désormais « à ne pas reproduire le visible mais à rendre visible ».

Gageons que l’art abstrait n’a rien perdu de son pouvoir et qu’il remplit aujourd’hui plus qu’hier sa promesse : « voir le monde autrement ».

 

Autres thèmes abordés :

– Art et leadership (Médicis – Grand Siècle jusqu’à aujourd’hui)

– L’assertivité (à travers la figure d’Elisabeth Vigée-Le Brun)

– L’affirmation de soi (Rembrandt – Picasso/Matisse).

-Le scandale en art (De Véronèse à Koons)

Etc.

 

Mots clés : l’analogie artistique comme moteur de la pensée – Imagination – repères culturels – sollicitation de toutes les facultés humaines – humour – émotion.