Bruno Jarrosson

Bruno Jarrosson

Bruno-JarrossonBruno Jarrosson

Il est né le 26 décembre 1955. Ingénieur Supélec.

Il a été huit ans ingénieur d’études en électronique et neuf ans chef de projet à l’association Progrès du management. Il est actuellement directeur associé chez DMJ Consultants.

Il conduit de nombreuses missions de stratégie dans des PME. Il enseigne la philosophie des sciences à Supélec, la théorie des organisations à Paris IV Sorbonne.

Il est auteur ou co-auteur de plus de vingt ouvrages (cf. rubrique « Livres »).

Bruno Jarrosson est co-fondateur et président de l’association Humanités et entreprise. Il est membre de la Ligue des Optimistes de France.

Ils sont nés en 1955 (dans cet ordre) : Nicolas Sarkozy, Steve Jobs, Bill Gates, Bruno Jarrosson…

e-mail : b.jarrosson@dmj-consultants.com

T. : 06 60 92 15 80

Conduite du changement et changement de la conduite

Lorsqu’il y a 50 000 ans homo sapiens arrive d’Afrique en Europe, continent glaciaire, il rencontre l’homme deNeandertal, homme adapté au climat froid. Le moins adapté va survivre au détriment du plus adapté. Quelle alchimie du changement a donc découvert cet homme étrange pour mettre en échec les lois de l’évolution ? La compréhension du changement passe par la résolution de ce paradoxe.

Conduire le changement suppose de comprendre ce qu’il représente dans les organisations et la vie des hommes. Il faut pour cela combattre quelques idées reçues : la résistance au changement n’est pas une pathologie mais la condition de la survie. Par ailleurs, l’autorité et la persuasion sont les deux tactiques de changement que nous employons le plus spontanément bien qu’elles soient les plus inefficaces. La conduite du changement gagne en efficacité quand elle part de l’engagement, de l’adhésion aux actes bien plus qu’aux idées. Le changement éveille des mécanismes psychologiques – les mécanismes du deuil – qu’il faut connaître et respecter. Par ailleurs, le changement engage des acteurs qui ont des problèmes, des intérêts, des ressources, des contraintes et des stratégies personnelles. Une vision du changement fondée sur l’engagement

Vidéo : Changement et conservation

 

Décision et leadership

Il est impossible de ne pas décider puisque ne pas décider c’est décider de ne pas décider. La vie nous jette démunis sur la scène de la décision. La qualité de notre vie se joue dans la qualité de nos décisions. Malheureusement, la décision nous contraint à nous aventurer hors du champ de ce que la raison admet. La décision oblige à comparer ce qui n’est pas comparable, elle n’est déterminée par aucune méthode rationnelle. Il faut alors abandonner l’espoir d’une décision absolument bonne et interroger les croyances que nous mettons en œuvre quand nous décidons. Comment la boîte noire du décideur définit-elle a priori ce qui est sérieux et ce qui ne l’est pas, ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Un moment de sa vie pour s’arrêter sur ce que nous faisons chaque jour, qui est crucial et qui détermine notre destin : décider. A partir de l’exemple de la prise de décision de lancer l’attaque du Chemin des Dames.

Le leader est un décideur qui marque son leadership dans sa façon de décider;

Quelques points :

  • Il est impossible de ne pas décider. L’inverse d’une décision est une décision.
  • Nul n’échappe à la décision.
  • Avant que nous prenions des décisions, c’est la décision qui nous prend.
  • Les méthodes qui prétendent ramener la décision à un calcul ne font que masquer l’aspect subjectif de la décision.
  • La décision oblige à comparer ce qui n’est pas comparable.
  • Les matrices de décision sont construites avec des coefficients qui font intervenir la subjectivité.
  • Il existe des décisions meilleures que d’autres.
  • Tout l’avenir dépend du présent.
  • Savoir « bien » décider est une des choses les plus importantes qui soit.
  • La volonté est plus forte que la chance (prééminence du locus interne sur le locus externe).

Vidéo : Kennedy et la crise de Cuba

 

Comprendre ce qu’est le temps pour mieux le vivre

« Le temps est un bon maître, le problème, c’est qu’il tue ses élèves. »

Hector Berlioz

Le temps nous fait presque toujours défaut tant sont nombreuses les sollicitations.

Les-secrets-du-tempsLe temps est la ressource rare qui nous est allouée de fait en vivant. Pourtant, se plaindre de manquer de temps n’est pas raisonnable puisque ce manque est une évidence : de toute façon nous disposons d’un temps fini pour une quantité illimitée de choses intéressantes à faire. Pour sortir de ce paradoxe, il faut chercher le secret du temps qui donne sens aux heures que nous vivons.

Car dès que nous vivons quelque chose qui a du sens, nous ne nous plaignons plus de manquer de temps. Il n’y a pas de problèmes de temps mais seulement des problèmes de sens. Il s’agit donc de retrouver le regard d’enfant, de découvrir l’urgence de la lenteur, d’apprendre à perdre son temps pour en gagner. Rien n’importe davantage à nos vies qui se traînent dans le temps que de vivre la sagesse du temps.

Bienvenue dans le secret du temps.

« Car notre erreur, c’est de voir la mort devant nous. Pour l’essentiel, elle est déjà passée. La partie de notre vie qui est derrière nous appartient à la mort. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu me dis dans ta lettre : saisis-toi de chaque heure. Ainsi, tu seras moins dépendant du lendemain puisque tu te seras emparé du jour présent. On remet la vie à plus tard. Pendant ce temps, elle s’en va. »

« Tout se trouve, Lucilius, hors de notre portée. Seul le temps est à nous. Ce bien fuyant, glissant, c’est la seule chose dont la nature nous ait rendu possesseur : le premier venu nous l’enlève. Et la folie des mortels est sans limite : les plus petits cadeaux, ceux qui ne valent presque rien et qu’on peut facilement remplacer, chacun en reconnaît la dette, alors que personne ne s’estime en rien redevable du temps qu’on lui accorde, c’est-à-dire de la seule chose qu’il ne peut pas nous rendre, fût-il le plus reconnaissant des hommes. »

Sénèque

Vidéo : Le temps insensé

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